Les portes s'ouvrent, on entend au loin la musique s'échapper d'un haut parleur grésillant. L'agitation se crée, couvre la musique, du monde afflue, s'agite, la sonnerie retenti et les portes se referment. Chacun retourne à son activité à l'intérieur de la rame. Certains baissent la tête, d'autres lisent qu'un attentat a eu lieu en Egypte, et d'autres s'agrippent fermement à la tige métallique de la plate forme. L'accélération est vive. Un homme saisi la barre à la hauteur de mon visage, ma main est bien en dessous à la hauteur de ma taille. Nous ne sommes que deux autour de l'axe en acier. Quand soudain surgi une troisième main. Celle-ci s'agrippe d'abord au dessus de la mienne puis se tient à ma propre main. Mais elle ne se tient pas fermement, cela ressemble d'avantage à une caresse. Des odeurs d'alcool envahissent l'espace clos. Mais d'où vient cette main ? Je n'ose regardait. Mais je comprends vite qu'elle provient du même endroit que les odeurs d'alcool. Cet homme sombre à coté de moi me tient la main. Je la dégage furtivement. Elle est sale. Salie par les différentes cochonneries qui traînent sur les centaines de mains qui se sont au paravent tenues et salie par une caresse in désirée. La chaleur nous assomme. Une voie féminine retentie « République – Beaux arts ». Les portes s'ouvrent à nouveau et l'habituel chaos recommence. La musique. Le bruit. Les bousculades. Enfin je sors de cette boite de conserve géante. Je suis les indications, les flèches, et le mouvement de la foule. Je sens l'espace s'ouvrir devant moi : enfin l'air libre. Mais à nouveau, il y a de la musique, du bruit, des bousculades, et du monde, trop de monde.